Le Beau Bizarre par Zineb Soulaimani Follow

Le Beau Bizarre par Zineb Soulaimani

@Le_Beau_Bizarre

Le Beau Bizarre, se veut un espace sonore libre et hybride. Où quelques questions de l'époque seront posées. Où des formes non ordinaires seront traversées. Où la parole sera donnée aux artist.e.s, aux auteur.ice.s, aux chercheur.e.s...; En avançant souvent entre l'intersection et la marge. Le Beau Bizarre, est une tentative, une expérimentation, un geste réflexif. Le Beau Bizarre, sera très loin de Christophe et très loin de Baudelaire, mais il ne les oublie pas !

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Le Beau Bizarre #31 avec Livia Melzi et le Collectif Fetart pour le festival Circulation(S)

Le Beau Bizarre #31 avec Livia Melzi et le Collectif Fetart pour le festival Circulation(S)

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Le festival Circulation(s) met la lumière sur la jeune photographie émergente, en activant une veille permanente sur tout le territoire européen. Un festival porté par le Collectif Fetart, un collectif discret et dévoué au service d'artistes encore peu connus, encore peu visibles. J'ai eu envie d'en savoir davantage sur ce mode de curation collégial en invitant deux membres du comité artistiques. Marie GUILLEMIN et Clara CHALOU sont deux des dix curatrices que composent le comité artistique au sein du collectif Fetart. Elles seront mes invités dans la seconde partie de l'épisode. Mais d'abord, ma rencontre avec Livia Melzi. Une des artistes invités à l'édition 2022 du festival Circulations.
Livia Melzi présente Étude pour un monument Tupinambà, un chapitre d'un projet tentaculaire qu'elle mène entre le Brésil et La France. Objets symboliques de la tribu Tupinambà, les manteaux Tupinambà étaient porté à l’occasion des rituels anthropophages; jusqu'à ce que le colon ne s'en emparent et les ramènent en Europe, vidant petit à petit la tribu de son identité et de sa capacité à durer. Aujourd'hui, seulement onze manteaux Tupinambà existent encore et tous sont conservés dans des musées ou institutions européens. Livia Melzi s'est lancé dans un projet monumental d'aller taper à toutes les portes des institutions propriétaires aujourd'hui de ces manteaux afin de créer de nouvelles images à faire circuler, à faire voyager, à restituer. Est-ce que la photographie peut-elle permettre une forme de restitution ? Qu'est-ce que permet la circulation des images crées par Livia Melzi ? Quel nouveau récit peut être donné à travers cette nouvelle circulation ?
Le festival Circulations 2022 est accessible jusqu'au 29 mai au 104 à Paris. Et le travail de Livia Melzi sera de nouveau visible à Paris au Palais de Tokyo en octobre 2022.